Sanctuaires

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La diffusion des cultes isiaques s’est manifestée concrètement par l’édification de sanctuaires consacrés à une ou plusieurs divinités de ce cercle. Si l’on excepte un temple consacré à Isis au Pirée dès avant 333/2 av. J.-C. (RICIS 101/0101), les premiers s’élevèrent probablement dans les années 280/270 av. J.-C., pour se multiplier ensuite rapidement. Dès 230-220 av. J.-C., Isis et/ou Sarapis possèdent des temples en Attique (Le Pirée, Athènes, Rhamnonte), en Béotie (Orchomène, Chéronée), en Eubée (Érétrie), en Macédoine (Thessalonique), en Carie (Kéramos, Stratonicée), dans le Dodécanèse (Rhodes, Lindos, Camiros), dans les Cyclades (Délos, Amorgos), et la liste n’est pas close. Dans le cadre actuel de nos connaissances, le nombre de sanctuaires isiaques attestés, privés et publics, s’élève à plus de 260, dont une quarantaine le sont archéologiquement, sans compter les laraires.

Un certain nombre d’entre eux ont été découverts ces dernières années. Quelques pages leurs sont parfois consacrées sur le Net (voir la liste et la localisation de ceux-ci dans l’article "carte des sanctuaires").

L’ultime témoignage épigraphique et archéologique précisément daté mentionnant un Iséum hors d’Égypte provient du Portus Ostiae et se situe en 376 apr. J.-C. (RICIS 503/1223)

Épistyle en marbre. Museo nazionale romano, Rome. Du Portus Ostiae. Début 376 apr. J.-C.

D(omini) n(ostri) Valens, Gratianus et Valentinianus Aug(usti) / aedem ac porticu[m] deae Isidis restitui praeceperunt / curante Sempronio Fausto v(iro) c(larissimo) praefecto annonae.

« Nos trois seigneurs Valens, Gratien et Valentinien Augustes ont décidé de rendre à la déesse Isis son temple et son portique. Le clarissime Sempronius Faustus, préfet de l’annone, assure l’exécution. »

Pour plus d’informations sur les sanctuaires isiaques du monde gréco-romain, cf., dans la bibliographie de L. Bricault, la notice "Iseum et Serapeum" du ThesCRA, avec la bibliographie antérieure.

 

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