Enseignement
Les enseignements dans le domaine isiaque
Les études isiaques sont aussi, dans plusieurs universités, un thème d’enseignement transversal particulièrement riche, à la croisée de plusieurs disciplines. Les pages de cette rubrique sont consacrées à ces enseignements.
Les études isiaques à l’Université de Liège : Service d’Égyptologie de l’Université de Liège
Religion de l’Égypte ancienne (HREL0027-1)
Dr Dimitri LABOURY - Dr Richard VEYMIERS
La première partie du cours, dispensée par D. Laboury, sera consacrée à une analyse des principes qui structurent la religion pharaonique (tant d'un point de vue synchronique que diachronique) et des moyens mis à la disposition du chercheur pour aborder le phénomène religieux dans l'Égypte antique.
La seconde partie du cours, dispensée par R. Veymiers, approfondira un sujet relevant de l’étude de la diffusion des cultes isiaques dans le monde gréco-romain. Nous établirons cette année une sorte de biographie culturelle du nouvel époux d’Isis, le dieu Sarapis/Sérapis, depuis sa soi-disant création sous Ptolémée Ier Sôter jusqu’à la destruction de son célèbre sanctuaire alexandrin par les Chrétiens en 391.
Séminaire sur "Les cultes en mouvement" à l’Université de Toulouse
Université de Toulouse II – Le Mirail
Master Sciences de l’Antiquité / Année académique 2011-2012
UE 42/52 : Histoire du fait religieux dans les sociétés anciennes
« Les cultes en mouvement dans l’espace méditerranéen »
Corinne BONNET & Laurent BRICAULT
13 séances de 2 heures
Thème
Les polythéismes anciens ne reposent pas, au contraire des monothéismes, sur l’exclusivisme cultuel. On vénère plusieurs divinités, on adresse ses prières aux dieux les plus compétents ou puissants au sein des divers panthéons, en fonction des attentes ou des besoins ; le pluralisme est de règle dans chaque famille, chaque groupe socio-professionnel, chaque cité, chaque État. Si les cultes retenus et promus constituent un élément essentiel de l’identité des collectivités, liant intimement religion et politique, l’ancrage des dévotions dans un terroir n’empêche nullement qu’elles présentent un caractère dynamique. Avec les hommes qui émigrent, se déplacent, voyagent, les cultes bougent : d’une rive à l’autre de la Méditerranée, du centre vers la périphérie, de la métropole vers la colonie, de la campagne vers la ville, etc. Les cultes s’implantent donc en divers lieux et, à la faveur de ces migrations, changent de visage, se reconfigurent, adoptent un langage, textuel et iconographique, nouveau, rencontrent des cultes indigènes, s’imposent ou disparaissent. On envisagera, dans ce cours, par le biais de séances thématiques, touchant aux religions de la Méditerranée ancienne – phénicienne et punique, hébraïque et juive, grecque, romaine, égyptienne – les modalités et les effets de la diaspora, le phénomène d’« essaimage » cultuel, sur la vie sociale, politique, économique et religieuse. On verra que les reliques se déplacent, que les fidèles accomplissent des pèlerinages, que les dieux eux-mêmes bougent, bref on envisagera les religions anciennes dans leur dimension dynamique.
Cours sur "L'archéologie du religieux : sanctuaires et cultes égyptiens dans le monde gréco-romain" à l’Université de Toulouse
Université de Toulouse II – Le Mirail
Licence 3 / Année académique 2011-2012
Responsable : Laurent Bricault
Contenu et objectifs :
Plus d'une cinquantaine de sanctuaires dédiés aux divinités égyptiennes Isis et Sarapis ont été révélés par l'archéologie dans l'ensemble du monde gréco-romain, sans compter ceux implantés dans la vallée du Nil. Plus d'une centaine d'autres sont connus par l'épigraphie et la numismatique. L'étude croisée de la documentation archéologique (temples, statues, reliefs, petits mobiliers, bijoux), de l'épigraphie (inscriptions mais aussi papyrus) et de quelques textes littéraires permettra de mieux comprendre le fonctionnement et le succès de cultes ayant essaimé bien loin de leur terre d'origine entre le IIIè avant J.-C. et le IVè siècle après J.-C.